Les paramètres qui influencent les caractéristiques du typha sont très nombreux et il est difficile à ce jour d’avoir des avis tranchés sur les méthodes à privilégier d’autant que, d’une part, les avis et la littérature n’émettent pas toujours des avis unanimes et que, d’autres part, en fonction des usages prévus les caractéristiques attendues diffèrent.

L’exemple de la coupe « au-dessous » ou « au-dessus » du niveau de l’eau » est significatif. L’OMS a une vision plutôt « sous l’eau » pour freiner la croissance du typha. Les guides de bonnes pratiques de l’ASN (Association de normalisation sénégalaise) recommandent une coupe « au-dessus » de l’eau pour, justement, accélérer la croissance. Mais les chaumiers souhaitent avoir du typha coupé « sous l’eau », la partie ayant poussée sous l’eau étant selon eux plus résistante et capable de résister aux intempéries. Le Cerads (voir Sénégal : Une formation des artisans à la pose de chaume en Typha) pour fabriquer du papyrus de typha n’utilise que la partie « sous-l’eau ». Toutefois il faut aussi prendre de compte que la coupe « sous l’eau » n’est envisageable que dans les zones ayant une couverture en eau suffisante et surtout qu’elle est beaucoup plus difficile et pénible donc beaucoup plus couteuse – au moins dans le cadre de la coupe manuelle.

Dans le cadre de Tyccao, deux actions sont engagées pour avancer sur ces questions. La première consiste dans des essais agronomiques sur les paramètres de croissance du typha. Elle est évoquée dans cette lettre dans « Initialisation d’activités ». Pour la seconde L’EPT, l’ISET et BioBuild Concept réalise un état de l’art allant du contexte de la récolte jusqu’au conditionnement des matières 1ères en passant par les solutions de récolte et de séchage.